INFO

Artiste peintre guadeloupéen né en 1961, titulaire du Diplôme National Supérieur d’Expression Plastique, Jocelyn Akwaba Matignon réalise régulièrement depuis trente ans des expositions ici et ailleurs où il dévoile sa recherche artistique sur les multiples facettes de ses origines. Son parcours triangulaire (Europe-Afrique-Amérique) à l’image de son logo, est une quête de l’Être, une recherche et un questionnement permanent sur la magie du monde et le mystère de la vie.

Actuellement, il nous propose une traversée américaine avec la part amérindienne de notre « Être Caraïbe ». Il nous emmène dans l’interstice du subtil et de l’indicible.

En 2016, Il est sélectionné par l’Institut Français de Séoul, pour l’année France-Corée, qui célèbre le 130ème anniversaire des relations diplomatiques bilatérales, en présentant une quarantaine d’œuvres dans une exposition solo “De l’Infini au Centre” à la prestigieuse Korea Foundation Gallery de Séoul.

SYMBOLIQUE DU LOGO

Son logo triangulaire symbolise son cheminement entre Europe, Afrique et Amérique. Il symbolise également, l’eau, le féminin, la trinité, les trois principes alchimiques, le « Saint Bol » et la perception de l’invisible.

SON PERSONNAGE : “KIOUKAN”

Son « Kioukan » (Qui-Où-Quand) personnage imaginaire aux multiples membres et à l’étrange tête, est devenu dans sa peinture la conscience mystique qui questionne sur notre place dans l’espace et le temps, et sert à révéler ou à masquer ce que nous appelons la réalité, les apparences. Chez les anglophones, il est le WhoWhereWhen, le WWW, qui circule sur la toile. 

DÉMARCHE ARTISTIQUE

 

La démarche artistique de Jocelyn Akwaba Matignon est une quête de l'Esprit dans l'espace et le temps, intimement lié à la symbolique de la roue de médecine amérindienne et à la cosmogonie maya. Dans son univers pictural, il tente de nous questionner sur notre place dans l'univers.

Sur le plan technique, il peint essentiellement à l’acrylique, peinture mis au point par des universitaires mexicain dans les années 50. Ce qui permet une cohérence symbolique avec l’histoire de la peinture en Amérique. Le travail consiste en une superposition de couches picturales où chacune est une représentation symbolique du monde amérindien. La couche finale qui structure définitivement l’œuvre, généralement en blanc ou noir, fait apparaître le personnage onirique « Kioukan » (Qui ? Où ? Quand ?), souvent entremêlé avec Kukulkan (le serpent à plumes, énergie du ciel et de la terre). 

Certaines œuvres contiennent de la peinture au phosphore, ce qui permet de découvrir une autre vision dans l’obscurité ou dans la nuit. 

Le format des œuvres, la composition, le choix des couleurs de fond, les titres sont partis intégrantes d’une démarche de réflexion sur le pourquoi de la peinture. Les personnages présents dans les œuvres sont issus d’un travail préparatoire de dessins et de recherche graphique. 

A chaque exposition, une croix maya ou roue de médecine amérindienne est installé au centre du lieu de monstration. Cette installation artistique éphémère est réalisée avec les matériaux environnant le lieu d’exposition (terre, pierres, bois, plumes, corde, fleurs…).